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SQVT: le point de vue de Marie PEZÉ
20 juillet 2022
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Il est toujours intéressant d’avoir des avis divers sur les sujets et évènements qui rythment nos vies.

J’ai demandé à Marie PEZÉ son opinion sur la Semaine de Qualité de Vie au Travail qui s’est terminée il y a quelques jours.

On peut dire que si cette démarche est indéniablement une bonne chose, il n’en reste pas moins que les effets ne sont pas au rendez-vous .

C’est un peu comme le 8 mars, Journée Internationale des Droits des Femmes, et les autres journées qui ne font que nous rappeler que, dans beaucoup de domaines, il y a encore beaucoup à faire.

A quoi sert une journée Internationale des Droits des Femmes lorsqu’un employeur demande à une salariée qui annonce sa grossesse si elle veut garder l’enfant ?

De même, à quoi sert cette journée quand on constate qu’année après année, les écarts de salaires entre les hommes et les femmes sont aussi importants ?

On pourrait décliner à l’infini, les journées pour telle ou telle cause qui tombent dans les oubliettes aussitôt la date passée.

Comment attendre d’une SQVT des effets bénéfiques lorsque le CHSCT a disparu et que les employeurs rechignent  à former les élus du CSE au missions de la CSSCT qui leur incombent ?

Combien d’experts indépendants interviennent dans les entreprises pour résoudre les problèmes de harcèlement, de burn-out et d’accidents du travail ? Le nombre de missions est infime au regard de la réalité des entreprises.

Doit-on se contenter de la nomination d’un Chief Happiness Officer ou de l’installation d’un baby-foot dans la salle de convivialité ?

La qualité de vie au travail c’est bien autre chose.

La satisfaction de missions claires, d’objectifs atteignables, de considération sont des facteurs pour améliorer la qualité de vie au travail. La joie, en fin de journée d’avoir fait un travail de qualité, c’est aussi un élément de qualité de vie au travail.

Lorsque Martin RICHER dit que le Bonheur au travail et son corollaire inévitable, le Chief Happiness Officer, sont de la daube managériale, je ne peut qu’applaudir.

Accepter ce type de discours précipite la fin de la mission des instances représentatives du personnel. Ce qui est plus grave, c’est que les élus se satisfont de trouver parmi l’équipe RH des gens pour traiter les dossiers dont ils ne veulent plus s’occuper.

Si les représentants du personnel ne sont pas forcément des empêcheurs de licencier en rond, ils restent les responsables d’une partie de la cohésion sociale dans l’entreprise.

Malheureusement, ils se contentent au mois de décembre d’être les Pères Noel (quelquefois même avec le costumes) qui distribuent les chèques cadeaux Oh OH OH !

Il est temps de se réveiller !

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